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FAGE

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Fédération des associations générales étudiantes
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Contexte général
Champs d’action Défense des intérêts matériels et moraux des étudiants
Zone d’influence Enseignement supérieur
Fiche d’identité
Forme juridique Association de droit local alsacien-mosellan
Fondation 1989
Structure Fédération
Siège central Paris, Île-de-France
Président(e) Julien Blanchet
Secrétaire
général(e)
Antoine Pierchon
Affiliation
européenne
European Students’ Union
Slogan "La vie étudiante, certains en parlent, nous la faisons".
Site web www.fage.org

La Fédération des associations générales étudiantes – FAGE – est la plus importante organisation de jeunes en France. Fondée en 1989, elle assoit son fonctionnement sur la démocratie participative et regroupe près de 2000 associations et syndicats, soit environ 300 000 étudiants. La FAGE a pour but de garantir l’égalité des chances de réussite dans le système éducatif. C’est pourquoi elle agit pour l’amélioration constante des conditions de vie et d’études des jeunes en déployant des activités dans le champ de la représentation et de la défense des droits. En gérant des services et des œuvres répondant aux besoins sociaux, elle est également actrice de l’innovation sociale. La FAGE est reconnue organisation étudiante représentative par le ministère en charge de l’enseignement supérieur. Indépendante des partis, des syndicats de salariés et des mutuelles étudiantes, elle base ses actions sur une démarche militante, humaniste et pragmatique. Partie prenante de l’économie sociale et solidaire, elle est par ailleurs agréée jeunesse et éducation populaire par le ministère en charge de la jeunesse. A travers la FAGE, les jeunes trouvent un formidable outil citoyen pour débattre, entreprendre des projets et prendre des responsabilités dans la société.

Sommaire

Histoire

La création

Logo de la FAGE jusqu'en 2009.

La FAGE est créée le 3 novembre 1989 à Paris (dans les locaux de la Faculté de pharmacie de Paris V) afin de pouvoir regrouper à l'échelle nationale différentes fédérations locales d'associations étudiantes. Cette création est le fruit d'une initiative de l'Association générale des étudiants de Nantes par une circulaire du 23 septembre 1989, suivie par les fédérations d'Angers, de Brest, de l'Institut catholique de Lille, de Toulouse et surtout de Strasbourg (soutien décisif compte tenu du poids de cette AGE en 1989) et avec l'appui d'associations locales dont Droit Dijon, Pharma Paris V et Paris Dauphine (qui constitueront pour l'occasion une fédé parisienne). En effet, depuis la loi Jospin, les organisations étudiantes doivent être présentes dans les instances nationales pour être reconnues comme organisations représentatives.

A l’Assemblée Générale de constitution, les AGE (Assemblées Générales Etudiantes) de Montpellier et de Strasbourg, les fédérations de ville d’Angers, Bordeaux, Lyon, Nantes et Toulouse, ainsi que les fédérations de l’enseignement supérieur privé catholique de Lille et Angers et les fédérations de filière de médecine (ANEMF), de chirurgie dentaire (UNECD) et de droit et sciences politiques (UNEDESEP) sont présentes.

Pourquoi FAGE ?
"Nous voulions un nom qui n’aie pas France dedans car nous voulions notre organisation plus tournée vers l’Europe. C’est aussi la raison pour laquelle notre siège social est à Strasbourg, ville résolument européenne" précise Jean-François Leconte, premier Président de la FAGE.

La FAGE est reconnue association d'éducation populaire depuis 1997 par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et fait partie des associations étudiantes représentatives au terme de la loi Jospin du 10 juillet 1989.

En 1991, la FAGE devient provisoirement la FAGEM avec pour objectif d'intégrer les associations monodisciplinaires. Cette initiative n'aboutissant pas, elle reprend le nom de FAGE, fin 1993.

La scission

En juin 1994, la FAGE, conduite par Philippe Touzeau-Menoni depuis le Congrès de Reims de novembre 1992, arrive en tête aux élections du CNESER, devenant la première organisation étudiante représentative. Certaines monodisciplinaires, dont les animateurs sont aussi élus de mutuelles étudiantes, faute de ne pouvoir imposer leurs vues, décident de créer une deuxième fédération d'associations étudiantes : Promotion et défense des étudiants (PDE).

Plusieurs tentatives de rapprochement ont eu lieu sans pour autant aboutir à une fusion. Des changements d'adhésion de monodisciplinaires interviennent au cours des ans, comme le départ du BNEI de la FAGE pour PDE en 2003. En 2006, ce sont l'ANEPF et la FNSIP qui quittent PDE pour la FAGE, l'UNEAES se sépare de PDE, tandis que la FNEB s'en sépare puis y revient. Ces 4 structures reprochant à PDE son manque de transparence dans son fonctionnement interne et dans ses prises de positions.

Les dates clefs

En 1994, la FAGE remporte les élections au CNESER avec plus de 29 % des sièges. Elle se dote alors d’un siège administratif à Paris.

Progressivement, la FAGE prend une autre dimension. Cela se réalise étape par étape. La première campagne de sécurité routière à destination des étudiants est lancée en 1996.

En juin 1996, la FAGE organise ses premières Assoliades (Universités d’été) à La Rochelle.

La FAGE entre au Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire (CNAJEP), au CIDJ (Centre d’Information de la Jeunesse) et à l’UCPA (Union des centres sportifs de plein air), elle devient reconnue en tant qu’Organisation de Jeunesse et d’Education Populaire en 1997.

Entre 1999 et 2001, la FAGE se dote d’une équipe salariale : avec des services de formation, de coordination des élus, des services de communication, de développement associatif. L’indépendance de la FAGE et de son réseau n’est pas une vaine notion : La FAGE se positionne de façon pragmatique, c’est une grosse différence avec les autres organisations. Elle n’est ni à droite, ni à gauche, ni au centre. Elle est plus ouverte. Quand une loi sort et qu’elle ne plait à personne, la FAGE ne la rejette pas en disant qu’elle ne plait à personne. Elle explique pourquoi elle ne plait pas et donne des explications d’ordre technique. L’UNEF et l’UNI ne sont que revendicatifs alors que la FAGE est pragmatique et non idéologique.

L’année 2002, la FAGE lance une vaste campagne en faveur de l’engagement étudiant et organise en novembre son 9ème colloque sur ce thème. En juin 2003, elle adopte la Charte des Associations Etudiantes[1], donnant du sens et de la consistance au principe de l’engagement étudiant bénévole.

La FAGE s’intéresse également aux problématiques internationales. Depuis mai 1998, elle est la deuxième organisation étudiante française à adhérer à l’ESIB, devenue ESU (Union des Etudiants Européens) en mai 2007. Elle y est très active et présente régulièrement des membres pour le Bureau de l’ESU.

En 2005, la FAGE réalise son premier SNEE (Séminaire National des Elus Etudiants de la FAGE) à Paris, avec un succès grandissant chaque année.

Ses buts

La FAGE souhaite défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants, notamment par les moyens suivants :

  • Représenter et défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants par ses membres, les associations étudiantes, amicales, BDE
  • Peser sur le débat politique (CPE, élections présidentielles...) en tant qu'acteur de la société.
  • La représentation des étudiants et des jeunes au sein d'instances nationales (CNESER, CNOUS, CNAJEP, CNJ...)
  • La formation des étudiants membres à la représentation et à la vie associative,
  • La mise à disposition des services et des outils de fonctionnement aux associations étudiantes adhérentes.

Sa représentation

La FAGE est présente (comme les autres organisations étudiantes nationalement représentatives) dans plusieurs instances nationales et internationales afin d'assurer la représentation des étudiants, notamment:

Ses positions

Les positions et l’action de la FAGE, votées et décidées depuis sa création par ses administrateurs, sont tournées autour de deux grands axes :

  1. la démocratisation de l’enseignement supérieur
  2. la réussite de tous dans cet enseignement supérieur

De ces positions découlent la non-sélection à l’entrée de l’université, des droits d’inscription faibles, des enseignements centrés sur l’étudiant (Student Centered Learning), l’approche par compétence, l’accès pour tous à la mobilité, la place centrale de l’Université dans l’enseignement supérieur, le CROUS comme guichet social unique pour tous les étudiants.

Ainsi la FAGE, par son expertise filiériste amenée par les fédérations de filière et son expertise locale via les fédérations territoriales, se place-t-elle comme un interlocuteur privilégié de l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour défendre et représenter l’intérêt général de l’ensemble des étudiants.

Représentativité

Ayant des élus au Centre national des œuvres universitaires et scolaires et au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, la FAGE est représentative auprès du ministère de l'Éducation Nationale, au terme de la loi Jospin du 10 juillet 1989.

En juin 1994, la liste de la FAGE « Associations étudiantes » arrive pour la première fois en tête aux élections du CNESER avec 3 élus.

Aux élections du CNESER de 2006, la FAGE arrive deuxième (trois élus), en en prenant un à PDE, derrière l'UNEF qui conserve ses cinq élus. PDE, l'UNI]] et la Confédération étudiante obtiennent un élu chacun.

Au CNOUS en 2006, la FAGE obtient quatre élus sur huit, devant l'UNEF (deux élus), PDE et l'UNI (un élu chacun). L'UNEF conteste les résultats CROUS et CNOUS 2006, dénonçant les conditions du scrutin CROUS 2006 qui se sont tenus pendant le mouvement contre le CPE. Les élections au CNOUS seront maintenues en juin 2007 par décisions du tribunal d'instance de Paris, malgré l'annulation du vote pour l'élection de plusieurs CROUS.

Au CNOUS en 2008, la FAGE obtient deux sièges[2].Cependant, un mois après son élection, un des deux élus trahit la FAGE pour rejoindre PDE.

En 2010, la FAGE obtient 3 élus[3] au CNOUS en talonnant de très près l'UNEF et 2 au CNESER.

Année 1989 1991 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2013
CNESER 2 2 3 3 3 3 3 2 3 2 2 3 4
CNOUS 1 2 2 3 1 1 2 1 4 2 3 3 (élections CROUS repoussées à l'automne 2012[4]) 3

Il y a un total de onze sièges à pourvoir au CNESER, et huit au total au CNOUS.

Organisation interne

La FAGE est administrée par un conseil d'administration où siègent les fédérations locales et de filières membres de la structure (Voir section suivante).

Le congrès national a lieu tous les ans en fin d'année. Il élit le bureau national dont le mandat est d'un an. Il permet de fixer les grandes orientations du projet de la FAGE pour l'année à venir.

Les « Assoliades » (« universités d'été ») et le séminaire national des « élus associatifs et indépendants » sont les moments de formation des élus de la FAGE.

Le président est élu tous les ans et peut se représenter une seule fois à sa propre succession. Liste des présidents successifs:

  • 1989-1990 : Jean-François Leconte, étudiant en chirurgie dentaire à l'Université Louis Pasteur – Strasbourg 1
  • 1990-1991 : Philippe Besset, étudiant en pharmacie à l'Université Paul Sabatier – Toulouse 3
  • 1991-1992 : Simon Baudel, élève ingénieur à la Fédération universitaire et polytechnique de Lille
  • 1992-1994 : Philippe Touzeau-Menoni, étudiant en droit à l'Université Champagne-Ardenne – Reims
  • 1994-1996 : Guillaume Raguet, élève ingénieur à Marseille
  • 1996-1998 : Michaël Pinault, étudiant en Communication à Grenoble
  • 1998-1999 : Corentin Kerrest, étudiant en sciences économiques à l'Université de Bretagne occidentale - Brest
  • 1999-2001 : Stephen Cazade, étudiant en AES à l'Université Montpellier 1
  • 2001-2003 : Jean-Baptiste Mougel, étudiant en droit à l'Université Robert Schuman - Strasbourg 3
  • 2003-2004 : Sylvain Broussard, étudiant en sciences économiques à l'Université de Bretagne occidentale - Brest
  • 2004-2006 : Jean-François Martins, étudiant en ingénierie documentaire à l'Université de Bourgogne puis en management des organisations à l'Université de Marne-la-Vallée]][5]
  • 2006-2008 : Thiébaut Weber, étudiant en master d'histoire de l'Europe à l'Université de Haute Alsace - Mulhouse[6],[7]
  • 2008-2010 : Claire Guichet, étudiante en troisième année de licence "information-communication" aux Facultés libres de l’Ouest à Angers[8],[9]
  • 2010-2012 : Philippe Loup, étudiant en kinésithérapie à Paris[10]
  • Depuis Septembre 2012, Julien Blanchet, étudiant en droit public à Poitiers[11]

Le bureau national 2013/2014[12]

  • Président : Julien Blanchet
  • 1er Vice-président en charge de la Stratégie et de la Coordination des Elections : Alexandre Leroy
  • Secrétaire Général : Hervé Chevallereau
  • Secrétaire Générale Adjointe : Chloé Pons
  • Trésorier : Kim Jammes
  • Attachée de Presse : Eve Guillaume
  • Vice-président en charge des Affaires Académiques : Charles Bozonnet
  • Vice-président en charge des Affaires sociales : Morgan Ravel
  • Vice-présidente en charge de l'Innovation Sociale : Maixent Genet
  • Vice-président en charge des Relations internationales : Charlie Roullet
  • Vice-président en charge la Formation : Antoine Perrin
  • Vice-président en charge du Suivi des élus : Fleur Espinoux
  • Vice-président en charge du développement Associatif : Thomas Verchère
  • Chargé de mission Formation : Thibaut Denis
  • Chargé de mission Promotion des Droits et de l'Egalité : Thomas Salmon
  • Chargé de mission Culture : Lucile Neau

Le réseau de la FAGE

La FAGE représente aujourd'hui plus de 2 000 associations d'étudiants regroupées au sein de 16 fédérations de filières, et de 25 fédérations territoriales (fédérations regroupant des associations étudiantes d'une même ville ou d'une même région). Des associations locales (de filière par exemple) peuvent aussi adhérer lorsqu'elles n'ont pas de fédération dans leur ville ou dans leur filière.

Voici quelques membres de la FAGE:

  • Les fédérations de filières (appelées également les "monos" ou "monodisciplinaires")
    • Association Fédérative Nationale des Etudiants en Géographie, Aménagement, Urbanisme et Environnement (AFNEG)
    • Association Fédérative Nationale des Etudiants Universitaires Scientifiques (AFNEUS)
    • Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF)
    • Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France (ANEPF)
    • Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes de France (ANESF)
    • Association Nationale des Etudiants en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (ANESTAPS)
    • Fédération Nationale des Associations Représentatives des Etudiants en Sciences Sociales (ARES)
    • Fédération Française des Associations d'Etudiants en Histoire, histoire de l'art, archéologie et art (FFAEH)
    • Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie (FNEK)
    • Fédération Nationale des Etudiants en Orthophonie (FNEO)
    • Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI)
    • Fédération Nationale des Syndicats d'Internes en Pharmacie (FNSIP)
    • Inter-Syndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale (ISNAR-IMG)
    • Fédération nationale des étudiants et diplômés de MIAGE (MIAGE Connection)
    • Union Nationale des Etudiants en Chirurgie Dentaire (UNECD)
    • Union Nationale des Associations Etudiantes en Ergothérapie (UNAEE)
  • Les fédérations territoriales
    • Association Fédérative des Etudiants du Haut-Rhin (AFEHR)
    • Association Fédérative des Etudiants de Poitiers (AFEP)
    • Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg (AFGES)
    • A'ssociation Générale des Etudiants de Paris (AGEP)
    • Avignon Inter-Associatif Etudiant (AIAE)
    • Associations Réunies de Bordeaux 3 (ARB3)
    • Associations Réunies des Etudiants Nîmois (AREN)
    • Besançon et ses Associations Fédérées (BAF)
    • Fédération des Associations et Corporations Etudiantes du 06 (FACE 06)
    • Fédération des Associations des Etudiants de La Réunion (FADER)
    • Fédération des Associations Etudiantes Picardes (FAEP)
    • Fédération des Associations de Paris-Sud (FAPS)
    • Fédération Etudiante Associative Angevine (FE2A)
    • Fédération des associations étudiantes de Bretagne occidentale (Fédé B)
    • Fédération des associations étudiantes d'Orléans (FédéO)
    • Fédé Campus BN (Fédération des étudiants de Caen et de Basse-Normandie)
    • Fédération des Etudiants Nancéiens (FédEN)
    • dération des Etudiants de Rouen (FéDER)
    • Fédération des Associations de St-Etienne Etudiantes (FASEE)
    • Fédération des Etudiants de l'Université Catholique de Lille (FEUCL)
    • Fédération des Etudiants de Valenciennes (FEV)
    • Groupement des Associations et élus Etudiants de Lyon Indépendants et Solidaires (GAELIS)
    • Génération campus (fédération des étudiants de Bourgogne)
    • INTERAssos Toulouse
    • INTERCampus (Fédération des associations étudiantes de l'académie de Reims)

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Qu'est-ce que la FAGE, éditions L'Archipel, Paris, 2003
  • Didier Fischer, L'Histoire des étudiants en France, Flammarion, 2000
  • Jean-Philippe Legois, Alain Monchablon, Robi Morder, Cent ans de mouvements étudiants, Éditions Syllepse, 2007
  • « La FAGE veut "peser sur le débat politique", assure Jean-François Martins », AEF, 12/05/2006, no 64979.




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