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LMD en santé

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L’intégration des études de santé dans le schéma européen de l’enseignement supérieur répond à plusieurs objectifs :

  • Valoriser une approche par compétence, le savoir-faire et le savoir- être de nos futurs professionnels de santé.
  • Mettre en place un système de crédits cumulables.
  • Rendre nos formations plus lisibles.
  • Favoriser le développement des passerelles et de la mobilité nationale et internationale.
  • Intégrer une véritable démarche qualité.
  • Valoriser la pratique clinique avec le cumul des ECTS.
  • Faciliter un accès à la recherche et à la poursuite d’études.

Concernant la mise en place d’une première année commune en santé regroupant différentes filières, elle ne doit pas être envisagée isolement du reste du cursus pour n’être qu’une année de sélection destinée gommer artificiellement l’échec de la première année. Il est préférable de l’envisager comme la possibilité de créer un ciment entre des futures professions qui seront amenées à travailler ensemble.

Il est important de veiller que la mise en place du LMD se fasse en concertation avec les différentes parties prenantes de ces formations pour le bénéfice de tous.

Suivant la dynamique de réforme de l’enseignement supérieur et ce, en vertu des principes convenus au sein du Processus de Bologne, les études de santé sont en redéfinition. Pour autant, dérogatoires des textes régissant les autres les formations universitaires depuis la loi Savary, les études de santé restent régies par des textes réglementaires du type décret ou arrêté. Les ministères de tutelle, enseignement supérieur et santé, gardent ainsi la main sur la formation des futurs professionnels de santé, notamment dans un souci de santé publique.

Sommaire

La première année commune aux études de santé (PACES)

Les grands principes

Prévue initialement pour la rentrée de septembre 2009, la mise en place de la PACES[1] a été repoussée d’un an à la demande des étudiants pour permettre la prise en compte des nombreux paramètres nouveaux qu’impose le regroupement de quatre filières pour une première année commune.

Le point central de cette reforme est la réunion des quatre filières Médecine, Pharmacie, Odontologie et Sage-femme dans une première année commune. Les deux tiers des instituts de formation de masso-kinésithérapie demandent également aux étudiants désireux d’intégrer ce cursus de s’inscrire et de réussir cette première année. S’intégrant dans un schéma européen, cette année se divise en deux semestres validant chacun 30 ECTS et son enseignement est maintenant organisé en 8 grandes UE. Si les titres des 8 grandes UE ont été cadrés par le Ministère, l’organisation des enseignements est toujours laissée à la discrétion des universités. Comme pour la PCEM1 et la PCEP1, les étudiants n’auront droit qu’à deux inscriptions en PACES.

Le premier semestre est entièrement commun : les étudiants suivent les mêmes cours et passent tous les mêmes épreuves. C’est au début du second semestre qu’ils doivent s’orienter et faire le choix de passer un ou plusieurs concours. Ce second semestre comporte pour deux tiers des enseignements communs, et pour un tiers des enseignements spécifiques à chaque filière choisie par l’étudiant. NB : Même sur les enseignements communs, les Universités pourront choisir d’appliquer aux épreuves des coefficients différents selon les filières. Intégrant les vœux de chaque étudiant classé « en rang utile », la procédure de choix affecte chaque lauréat dans la filière en fonction de ses résultats.

Ainsi, l’étudiant obtiendra à la fin de l’année autant de classements que de concours passés. Intégrant les vœux de chaque étudiant classé « en rang utile », la procédure de choix affecte chaque lauréat dans la filière en fonction de ses résultats.

Les mesures de réorientation

Dans l’optique de permettre à ceux qui n’ont pas leur place en PACES d’embrayer plus facilement vers d’autres filières, deux systèmes de réorientation seront mis en place en plus tard pour l’année 2012-2013.

Réorientation précoce en fin de premier semestre

A l’issue du concours de fin de premier semestre et du premier classement, les étudiants classés dans les derniers 15% du classement (au maximum, à définir par l’université) ne seront pas autorisés à s’inscrire au second semestre et seront invités à se réorienter dans une autre filière. S’ils veulent de nouveau tenter le concours de PACES, ils devront auparavant valider 90 ECTS dans une filière scientifique de l’université.

Réorientation en fin de PACES

A l’issue du concours de fin de second semestre, pour les étudiants en première inscirption (primants), ceux classés au delà de 2,5 à 3 fois (à définir par l’Université) le numerus clausus ne seront pas autorisés à redoubler et seront invités à se réorienter dans une autre filière. S’ils veulent de nouveau tenter le concours de PACES, ils devront valider 60 ECTS dans une filière scientifique de l’université. Les étudiants doublants peuvent profiter d’une passerelle de réorientation mais ne pourront réintégrer la PACES, ayant épuisé leurs deux inscriptions.

Ces mesures de réorientation ne peuvent se mettre en place sans un travail sur la diversification des filières de réorientation offertes aux étudiants et surtout leur lisibilité.

Ouverture sur les formations paramédicales

Certaines formations paramédicales (Masso-Kinésithérapie, Ergothérapie, Manipulateur Radio...) ont parfois une première année commune avec le PACES. Ces premières années se font grâce à l’établissement de conventions entre les instituts de formation et les universités.

Le Diplôme de Formation Générale

Le premier cycle des études médicales vient d’être réformé dans toutes les universités. Il dure trois ans et mène respectivement au Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales[2], Maieutiques[3], Odontologiques[4] ou Pharmaceutiques[5]. Il inclue ainsi la Première Année Commune aux Etudes de Santé.

Auparavant, le premier cycle organisait ses enseignements théoriques en matières telles que la physiologie, l’anatomie, la biophysique… indépendamment les unes des autres. Le Diplôme de Formation Générale (DFG) met en place les enseignements pluridisciplinaires venant ainsi articuler toutes ces matières autour d’un même appareil. Exemple : pour mieux comprendre le fonctionnement de l’appareil cardio-vasculaire, les enseignements vont traiter de manière coordonnée de son anatomie, sa chimie, ses phénomènes physiques, sa physiologie. Cette approche des connaissances scientifiques facilite la compréhension des signes cliniques (normaux et pathologiques), dont l’étude s’appelle la sémiologie. Cette dernière prend une place importante dans l’enseignement du DFG et amène donc à une approche de l’individu sain et de l’individu malade très tôt dans le cursus.

Rejetant l’idée d’exhaustivité, le DFG doit permettre à l’étudiant d’acquérir une méthodologie, plus que des connaissances. En effet, les sciences en santé évoluent et l’essentiel est donc de donner aux étudiants les outils qui leur permettront de se former tout au long de leur exercice. Ainsi, afin de rendre plus active la participation de l’étudiant dans sa formation, le DFG vise à réduire le nombre d’heures de cours magistraux (en amphi) pour les remplacer par des activités d’apprentissage en plus petits effectifs : travaux dirigés (TD), exposés, jeux de rôles…

Enfin, le DFG a également l’ambition de donner, dès ce premier cycle, une vision globale de l’organisation du système de soins : instances de soins, métiers de la santé, modes d’exercice… Le DFG inculque ainsi aux étudiants le souci de la pluridisciplinarité et de l’interprofessionnalité dans leur démarche de soins dès la formation initiale.

De même, le DFG doit permettre aux étudiants de se représenter l’ensemble des pratiques professionnelles. Cette ouverture se traduit alors par une offre d’enseignements optionnels (éthique, épidémiologie, recherche, etc.)

L’enseignement théorique trouve l’occasion de se concrétiser par la réalisation de stages à l’hôpital, centre de soins ou officine, permettant ainsi de mieux ancrer les connaissances acquises pendant les cours voire d’acquérir de nouvelles compétences (communication avec le patient, avec les autres soignants, réalisation de gestes) et d’initier l’étudiant de ces structures. Chaque semestre de ce diplôme de formation générale permet l’acquisition de 30 ECTS. Les modalités de contrôle de connaissances sont élaborées par le centre de formation, notamment pour ce qui est de l’acquisition, la compensation et la capitalisation des unités d’enseignement.

Ce diplôme de formation générale permet la délivrance au total de 180 ECTS et correspond au niveau (grade) licence.

L’élaboration des deuxièmes cycles de ces quatre filières est en cours au sein de la Commission Pédagogique Nationale des Etudes de Santé. Il devrait davantage se baser sur une approche par compétences : certaines d’entre elles seront transversales aux quatre filières, d’autres seront spécifiques à chaque filière. Pour certaines filières, il mènera directement au diplôme d’état ou nécessitera une spécialisation.

Intégration universitaire des filières de santé

Le système de soins en France est en permanente évolution, avec des transformations fondamentales pour les années à venir. Les enjeux épidémiologiques et démographiques liés au vieillissement de la population française, aux besoins croissants en terme de soins et de prévention, à l’amélioration de la prise en charge des personnes en situation de dépendance et de handicap vont nécessiter une formation de qualité des professionnels de santé, à hauteur des exigences pour notre système de soins. Car un système de soins qui répond aux exigences d’efficience et de qualité pour l’ensemble de la population mérite un système de formation initiale qui s’inscrive également dans une démarche d’évaluation et de qualité. Il est fondamental que la formation de santé reflète la pluridisciplinarité de l’équipe de soin, tout en respectant leur autonomie.

Or la structure actuelle du système de formation des professionnels de santé génère :

  • Des disparités des diplômes, des tutelles et des exigences pédagogiques.
  • Des manques concernant une gouvernance démocratique. Pour les filières de santé non universitaire, les étudiants n’ont pas une voix décisionnaire dans l’administration et les orientations pédagogiques du centre de formation.
  • Des inégalités au niveau des aides sociales.

Ce système nuit donc aux conditions de vie et d’études des étudiants en santé.

Que faire ?

Pour pallier celles-ci, l’intégration universitaire des filières de santé concernées est indispensable. Relever cet enjeu passe nécessairement par une réforme. L’un des moyens à mettre en place prioritairement est l’intégration universitaire des filières de soins infirmiers, masso-kinésithérapie, ergothérapie et de sage-femme, pour que leurs étudiants puissent bénéficier des mêmes conditions de vie et d’études que celles offertes aux autres étudiants de l’enseignement supérieur, notamment ceux de l’université.

L’intégration universitaire de ces formations de santé devra donc permettre :

  • D’adapter les formations de santé à la double mission des universités (enseignement et recherche), afin de développer les démarches réflexives et méthodologiques des futurs professionnels de santé, gages de qualité pour le système de soins.
  • De rendre cohérent les modalités de formation, et de permettre ainsi la création de passerelles.
  • De valoriser l’évolution des professionnels vers l’enseignement et la recherche.
  • De reconnaître un mode de fonctionnement démocratique intégrant la représentation étudiante.
  • D’instaurer un guichet unique pour la gestion des aides sociales par les CROUS.

Et comment ?

Nos propositions sur la mise en place du dispositif nécessaire à l’intégration ont pour objectif d’exposer les dispositifs et la méthodologie à mettre en œuvre dans les plus brefs délais, afin qu’un premier pas vers cette réforme puisse être franchi.

Voici les principales :

  • Créer des Commissions Pédagogiques Nationales pour les filières de santé qui n’en disposent pas ;
  • Créer les composantes de l’université qui assureront les formations.
  • Délivrer des diplômes universitaires d’exercice cosignés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Ministère de la Santé et le Ministère des Sports.
  • Systématiser la double tutelle pour chaque filière de santé afin de préciser les modalités du cadrage national.
  • Créer un statut d’enseignant-praticien pour assurer la mise en œuvre des programmes de formation répondant aux exigences de l’université.

Notes et références

  1. Arrêté du 28 octobre 2009 relatif à la première année commune aux études de santé
  2. Arrêté du 22 mars 2011 relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences médicales
  3. Arrêté du 19 juillet 2011 relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences maïeutiques
  4. Arrêté du 22 mars 2011 relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences odontologiques
  5. Arrêté du 22 mars 2011 relatif au régime des études en vue du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques

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